Chers descendants de Ferdinando Scalabrini,

Ferdinando Scalabrini, Cyrille, Marie-Ange, Georgette Rosa Raboin Belisle
En ce 29 mai 2026, par un après-midi printanier et frais du Vermont, Georgette Rosa Raboin Belisle âgée de 96 ans, nous a quitté, indépendante comme elle a vécu. Toujours aussi interrogative sur sa longévité, elle se demandait si elle vivait aussi longtemps parce qu’elle avait été terriblement bonne ou terriblement mauvaise, elle a peut-être maintenant sa réponse.
Née le 7 août 1929 à Sainte-Edwidge, Québec, elle était la fille de Marie-Ange Scalabrini et de Georges-Émile Raboin. Georgie, ou Jo comme elle était connue par sa famille, était l’aînée d’une fratrie de 11 enfants, un titre dont elle était très fière. Elle l’était tout autant de son héritage canadien, et n’hésitait pas à se vanter d’être la seule enfant de ses parents, née au Canada. Peu de temps après la naissance de Georgie, elle a déménagé avec ses parents au Vermont, le 4 novembre 1929, où ils ont résidé à Graniteville, Orleans-Barton et Websterville avant de finalement s’installer sur une ferme, avec une grange ronde, à Orange. En tant qu’aînée d’une famille grandissante, Georgie a joué un rôle de premier plan dans l’éducation de plusieurs de ses cinq sœurs et cinq frères qui lui ont succédé au cours des 20 années suivantes. Parfois à la fin de la journée, après que les plus jeunes aient été au lit, elle relaxait en faisant et en mangeant de la crème glacée, près du poêle à bois.
Georgie quitte le Vermont en 1951 pour New Britain, Connecticut, où elle vit avec sa sœur Pauline et deux cousines. C’est dans le Connecticut qu’elle rencontre l’amour de sa vie, Gordon Donald Belisle. Ils se sont mariés en secret le 18 juillet 1953 dans le Connecticut, et à l’insu de ses parents. Georgie en riait lorsqu’elle racontait l’avoir caché à ses parents, de fervents catholiques, car Gordon n’était pas catholique et était aussi divorcé. Après un mois de mariage, Georgie appelle chez elle et charge l’opératrice de dire à sa mère que l’appel venait d’une Georgette Belisle.
Le 19 août 1955, Georgie et Gordon quittent le Connecticut pour la Californie, résidant à Burbank où leur fils Donald George est né le 25 janvier 1956. Georgie a adoré la Californie, le temps chaud, et a partagé ses histoires de voyages à Tijuana, Mexique. Malheureusement, après seulement 8 ans de mariage, Gordon décède le 22 avril 1961, laissant Georgie seul pour élever leur fils en Californie. Têtue et farouchement indépendante, elle travaille comme associée en planification de production chez Lockheed Martin, elle était soutien de famille. Après 10 ans à cet emploi, elle retourne au Vermont en 1971, pour se rapprocher de ses parents et de sa famille. Les 22 années suivantes, elle a travaillé chez Gladstone, Fishmans, Newberry et FW Woolworth, pour prendre sa retraite en 1993. L’une de ses plus grandes réalisations a été le 17 juillet 1995, lorsqu’elle est devenue citoyenne des États-Unis.
Pendant ses années au Vermont, Georgie a été une présence constante aux anniversaires, communions, graduations, mariages et «showers» de bébé, pour ses 29 nièces et neveux. Elle appréciait ses visites au Canada où elle renouait avec tantes, oncles et cousins. Elle aimait parler de « tante Fernande » du Canada, qui n’a que six semaines plus âgée qu’elle. Les visites chez sa sœur Pauline, du Connecticut, ont souvent donné lieu à de nombreuses discussions tard dans la nuit qui se sont poursuivies jusqu’aux premières heures du matin. Elle a su créer un foyer chaleureux et aimant pour son fils en ornant la maison de magnifiques afghans faits à la main et de photos de famille. Les visites à la «Christmas Tree Shop» de Williston et les «tag sales» étaient quelques-uns de ses passe-temps favoris.
Le 25 octobre 2019, Donald décède subitement à la maison, une perte dévastatrice pour elle. Elle parlait souvent avec impatience d’être réuni avec Donald et Gordon. Sans aucun doute, une joyeuse réunion.
En juillet 2023, la maison de Georgie à Barre a été considérablement touchée par une inondation et elle a pratiquement tout perdu. Reconnaissante d’avoir un toit au-dessus de la tête, elle a vécu les 9 mois suivants chez sa « petite » sœur, Mariette, pour ensuite aller en transition dans une résidence pour personnes âgées en mars 2024, puis finalement à la maison de retraite Woodridge en mars 2025. Elle était fière du fait qu’elle était encore relativement indépendante, et elle n’hésitait pas à jeter un coup d’œil sévère aux plus jeunes résidents incapables de faire ce qu’elle faisait. Georgie a occupé ses dernières années avec des livres, des douceurs – beaucoup de bonbons, de visites de Tina et Laurie, et d’excursions routière. Des randonnées qui impliquaient souvent de la crème glacée, à l’érable bien sûr, ou un café bien chaud. Lors de trajets en voiture dans Orange et Websterville, elle indiquait les sites familiers ou racontait des histoires, la fois qu’elle avait marché de l’école de Websterville au cinéma à Barre, avec les nonnes. Bien que sa mémoire au jour le jour s’effritait, elle pouvait encore se souvenir des dates de mariage et de naissance de son fils, de ses frères et sœurs et de beaucoup de ses nièces et neveux, ainsi que raconter des histoires d’il y a longtemps. À chaque visite, il était question de la date du jour, après quoi elle faisait le calcul de son âge et déclarait « Sons-a-gun, j’ai quel âge? »
Georgie laisse dans le deuil : ses sœurs Carmen « Peggy » Chaloux (Norm), Mariette Beede et son frère Michael Raboin (Bonnie), ses beaux-frères Roger Moreau et Paul Dunham et sa belle-sœur Shirley Raboin. Également 13 nièces, Theresa Cyr, Claire McFetridge, Patty Raboin, Marie McQueeney, Jeanette Tellier, Tina Thurston, Monica Cazzetta, Paula Stonecipher, Lisa Raboin, Laurie Raboin Trombly, Melissa Penrod-Catron, Lynn Whitcomb et Cherie Yaeger; et 13 neveux, Peter Cazzetta, Patrick Raboin, Robert Raboin, John Cazzetta, George Paul Gagne, Steve Sayers, Paul Dunham, Russell Beede, Scott Sayers, Michael Raboin, Roland Chaloux, Jay Beede et Ronnie Beede; ainsi que de nombreuses grandes nièces et neveux ainsi que de nombreux cousins dans le Vermont et au Canada ainsi que sa très spéciale Tante Fernande.
Georgie a été précédée dans la mort par ses parents, son mari Gordon et son fils Donald, ainsi que ses frères George « Butchie » Raboin, Ronald Romeo Raboin, André Raboin et Paul Raboin et ses sœurs Angèle Moreau, Pauline Cazzetta, Jeannine Dunham, ses beaux-frères Jesse Beede et John Cazzetta, sa belle-sœur Marie Mae Raboin, neveux Ronald et Paul Raboin et nièce Rosann Sayers.
Notre profonde reconnaissance et nos remerciements aux infirmières de la maison de retraite Woodridge (Joanne, Sarah, Trish, etc.) pour avoir aimé Georgie, l’avoir fait rire et avoir si bien pris soin d’elle.
Une messe d’inhumation chrétienne aura lieu à l’église catholique St. Monica, 79 Summer Street, Barre, VT 05641 le vendredi 19 juin 2026 à 12h00, suivie d’une inhumation au cimetière Saint-Sylvestre à Lower Websterville.
La famille et les amis sont invités à un repas à 14h00 au Country Club de Barre, situé au 142 Drake Road, East Montpelier.
P.S. : Si vous vous joignez à la famille pour le repas, veuillez en informer Laurie Raboin Trumbly, en anglais ou en français : par courriel à l’adresse Ltromblyvt@charter.net ou par texto au 1 802-249-7335.
Au lieu de fleurs, des dons caritatifs peuvent être faits à l’église catholique St. Monica, 79 Summer Street, Barre VT, 05641 https://stmonica.vermontcatholic.org/donate
Le CA de l’Association des Scalabrini d’Amérique
Courriel : assdesscala@gmail.com
Au nom de la famille Scalabrini, les membres du conseil d’administration de l’Association des Scalabrini d’Amérique, offrent leurs plus sincères condoléances à la famille immédiate, ainsi qu’à toute la famille éprouvée.
www.associationdesscalabrinidamerique.com
Merci de faire circuler l’information aux membres de la famille qui n’auraient pas reçus ce message.
